15 février 2012
Maître Hissel, encore !

On savait le Soir défenseur des vertus démocratiques, on ignorait qu’il le fût aussi des vertus humaines.
C’est en employant le terme « éjecté » que ce journal a décrit le départ de l’avocat Victor Hissel du procès Werner de ce 14 février aux assises de Liège.
C’est un terme brutal « la douille éjectée de la chambre d’explosion », libidineux : dans une scène de « mort à crédit » l’apprenti Destouches fait l’amour avec Madame Gorloge, la femme de son patron « Oh !... il faut que je m’injecte !... » (p.190, édit. Folio), c’est surtout une façon de prendre parti catégoriquement, avec une certaine violence.
Quoique le journal pense de Hissel, « éjecté » du tribunal, c’est quand même un homme qui perd son gagne-pain !
On voit la scène au cours de laquelle Hissel fut « éjecté ». A la suite des titres et des photos dans la presse, le bâtonnier s’est pointé en pleine audience pour interdire à Victor Hissel de défendre son client. « Selon le Bâtonnier, cette décision est due à des raisons internes. L’avocat, qui avait été poursuivi et condamné par la justice liégeoise pour des faits de détention d’images pédopornographiques (il a introduit depuis lors un recours devant la Cour européenne), avait refusé de faire des commentaires sur sa présence dans le procès d’assises actuellement en cours. »
Outre le ridicule de la scène, on voit bien l’orientation de cette société au niveau des mœurs, au point que c’est très difficile de défendre le cas Hissel, un type qui collectionne les images à caractère pédopornographique. L’assimilation est vite faite. Celui qui trouve à redire à la désignation d’un « monstre » en est également un. Ce genre de déviance est indéfendable.
Il est donc tout à fait interdit de faire le procès parallèle de la bande de faux culs qui codifient nos mœurs et qu’importe « la faute » de Hissel, elle est énorme et c’est la pire de toutes. Point. Là-dessus, inutile de dire « oui… mais », au trou les ordures !... Personne n’ira relever qu’on a condamné Hissel parce qu’une loi nouvelle lève le droit du secret de la correspondance, en interdisant à titre personnel, tout contact avec certains tiers et toute détention d’images contraire à la loi. Détenir des photos est aussi illégal que détenir un flingue. On avance, on avance… à quand l’interdiction de détenir de la propagande d’un parti d’opposition ? Avec « Mein Kampf », c’est fait. Plus personne n’a le droit de lire dans le texte les extravagances d’un montre ! On doit se satisfaire de savoir qu’il en est un par ouï-dire ! Jadis, du temps où les curés faisaient la loi, on n’avait pas le droit de lire les « 120 journées de Sodome », de ce cher Alphonse François…
Eh bien ! non.
Que je sache Hissel n’est jamais passé à l’acte. Des fouilles-merde se sont emparés de son ordinateur, ont mis à nu les noirceurs de sa conscience au nom d’une loi qui porte atteinte à la vie privée et dont tout le monde se félicite, dans l’inconscience de la confiance aveugle que l’on porte à l’autorité et au législateur.
On n’est pas loin de Big Brothers.

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La confession sous la torture des lois, c’en serait vite fait de la société et du vivre ensemble.
Tel a rêvé d’assassiner un membre de sa famille, un autre a pensé violer sa belle-sœur, un troisième a eu un penchant pour une toute jeune fille, ce qu’ils ont en commun, ils ne sont pas passés à l’acte.
Mais il y a pire, il y a des citoyens, qui ont commis une faute – tout dépend de laquelle – parmi les politiciens, par exemple, il est fréquent de « faillir » en acceptant de l’argent pour son parti, de trafiquer des comptes et d’ignorer des lois pour « la bonne cause », certains même se sont rempli les poches aux yeux de tous par des trafics d’influence, on a même vu un ministre éponger les titres d’une banque qu’il savait aller à la faillite pour faire plaisir à sa belle-mère qui les détenait ! Mais la justice – si elle n’a pas jeté un voile complaisant – est passée. Elle a sévi, modérément à son habitude en pareil occurrence, ou blanchi. Et voilà le politicien condamné à une amende, quant à la peine de prison, elle est presque toujours avec sursis. Les électeurs le plaignent. Après son purgatoire passé dans de confortables conditions à la tête d’une institution annexe, notre homme est de nouveau apte à servir. Les manchettes des journaux titrent « il revient ». C’est presque en héros qu’on l’attend et sa réélection ne fera aucun doute.
Moi je dis, que ce type, avec les responsabilités qu’il avait, a créé un bien plus grand préjudice et est cent fois plus dangereux que Hissel pour la société.
A cause de lui les pauvres seront plus pauvres, la société s’enfoncera un peu plus dans la corruption et l’indulgence pour les corrompus, la justice sera déconsidérée et les gens honnêtes des partis partiront un peu plus désabusés.
Qu’est-ce qui sépare un honnête homme d’un Hissel ? Pas grand-chose, un penchant, une psychose, une malchance d’être né dans un mauvais milieu, d’avoir soi-même des problèmes conjugaux, un fils schizophrène, un mal-être inexprimé, des tendances fâcheuses, une solitude insupportable, la poisse de tomber dans le collimateur d’une loi inquisitoriale nouvelle.
Et qu’est-ce qui sépare un honnête homme d’un personnage public concussionnaire, prévaricateur, escroc et beau-parleur : tout !
Et qui ne lâchera-t-on jamais ? A qui, voudra-t-on faire la peau ?
Au pauvre type.
On aura oublié que faire le travail de la conscience de chacun, c’est se prendre pour dieu ou pour ceux qui n’y croient pas, comme votre serviteur, c’est se substituer à la morale individuelle, ce qui revient à la même chose.
Si c’est ça la société de demain, ce sera le règne de la haine et de la dénonciation, au lieu de la paix et de la justice.
Je préférerais être dans la peau de Hissel que dans celle du bâtonnier.

14 février 2012
Sarko, roi des Belges !

C’est pour bientôt, s’il faut en croire les sondeurs bruxellois.
Une majorité de Français ne veut plus de Sarkozy pour un deuxième mandat, par contre, les Belges l’adorent et l’ont plébiscité dans un sondage, avec l’enthousiasme qui caractérise notre goût pour le calme, l’argent et le bien-être bourgeois, tout au moins si l’on en croit les réponses des sondés.
Si Sarko fait un bide en mai prochain, il pourra toujours faire chef d’Etat chez nous. Angela Merkel qui n’est pas certaine de rempiler à l’emploi de chancelière, serait accueillie à bras ouvert comme première ministre. Albert et Di Rupo doivent faire gaffe, s’ils ne veulent pas aller pointer. Avec les nouvelles mesures du FOREM aux fesses, je ne donne pas cher de leur dossier.
Voilà encore un de ces sondages bidon que nos jaugeurs professionnels gardent en réserve pour les jours maigres. Le Belge, qui ne s’intéresse déjà pas à la politique de son pays, pourquoi aurait-il un jugement « intéressant » sur le président français ?
Encore que ce sondage aussi superficiel et stupide soit-il, révèle quand même la pusillanimité de l’électeur belge, son conservatisme outrancier, à gauche comme à droite, et sa peur de la nouveauté.
En Panurgie, il faut s’attendre au pire. Si je vais à fond du raisonnement, on devenait de bons Polonais d’après « Mein Kampf », en lieu et place des Palotins actuels embarqués pour la Sibérie, si les Américains n’avaient pas mis le paquet en 45 ! Là-dessus la Propagandastaffel sortait un sondage avec 99 % de satisfaits, tout le parti socialiste crédité de National !...

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Le micro baladeur sur un marché aux puces de Bruxelles s’est attardé sous des nez de Français en vadrouille, sortant d’avoir bouffé des moules chez Gaston. Un Thalys aller et retour, quelques achats souvenirs, inaccessibles pour plus de la moitié de l’Hexagone et c’est à ces gens-là qu’on demande ce qu’ils pensent de Sarko !
Mais du bien, MM. Beljattitude, du bien… Papandreou aurait dû s’exiler en Belgique. Je le vois bien en couple avec Elio.
Le sondage relève que 57 % des sondés flamands et 34 % dans le reste du pays se fichent éperdument des sondeurs et de la politique française, comme probablement de la politique belge, ça tempère un peu l’impression « cour d’aliénés ».
Autre signe des temps, Hervé Morin (Confédération centriste), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) et Corine Lepage (Cap 21), sont plus connus et appréciés en Belgique, qu’en France ! On doit les confondre avec les graines Vilmorin (comme Villepin), un bordeaux pas cher et une star du X ! Il manque à ce florilège, le candidat de Chasse et pêche, nature et traditions, Frédéric Nihous, certes, l’ouverture de la pêche, ce n’est pas demain… quoique Laruelle vende ses harengs toute l’année.
C’est dire l’âge mental des sondés.
On se demande parfois, comment nos patachons suprêmes osent se permettre la politique qu’ils font. A ce titre, le sondage est éclairant. Quand on pense qu’un socialiste sur deux à Bruxelles voterait pour Dominique de Villepin, on est saisi de l’inculture politique des rosés bruxellois ! Monsignore doit bien rigoler. Picqué peut roupiller à l’aise.
Pourquoi ne feraient-ils pas la même politique qu’en Grèce, tant qu’à faire ? Ça irait plus vite pour rembourser la dette et nos affreux auraient encore une majorité à l’aise pour se faire réélire. Certes, il y aurait des émeutes. Ce serait l’occasion de gazer les parasites. La bouteille lacrymogène et le froid pour faire crever les derniers qui résistent, demandez un peu aux fermiers qui en rêvent pour éliminer la vermine de leurs étables, c’est l’idéal.
L’erreur serait de croire à la lecture de ce qui précède, que je suis dépité par le goût prononcé de mes concitoyens pour le centre-droit. Ce n’est pas parce qu’ils ne citent guère ou ne connaissent pas Mélenchon et Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), que je vais m’aliter avec 39° de fièvre ou que je vais courir m’exiler à Montréal.
Tout cela deviendrait pitoyable et Sarko serait réélu vite fait, si Israël se décidait à bombarder l’Iran avant mai, plutôt que fin d’année…
Je commence à m’en foutre, moi aussi. Trop, c’est trop…
Je vais me remettre à la branlette.

13 février 2012
Un dimanche sans.

Je l’avoue à ma grande honte, je ne pourrai pas informer les quelques lecteurs qui s’intéressent encore à ma critique des débats dominicaux de nos deux chaînes.
Controverse, Revu et corrigé, Mise au point, l’Invité, le Quart d’heure du micheton chinois, etc. tout ce qui fait le charme de mes petites chroniques du lundi, il faudra s’en faire une raison, j’ai fait volontairement l’impasse.
A onze heures et des poussières, ce dimanche, il fallait faire un choix. Plutôt de déguster les conneries habituelles, j’ai préféré m’occuper des miennes. Après vers midi trente, il était trop tard !
Ne me demandez pas sur quoi mes préférences se sont portées, petits vicieux. Je ne répondrai qu’en présence d’une avocate qui ne fait pas de politique.
On s’en fout, allez-vous me dire. Si vous voulez mon avis, non seulement cela m’est égal que vous vous en foutiez ; moi aussi, je m’en fous.
Du reste, on peut très bien se passer de la chose discourant et en savoir tout autant en vaquant ailleurs. N’être au courant, ni des sujets, ni des invités, confèrent au chroniqueur une supériorité supplémentaire, une sorte de ragoût… celui de ne pas se condamner à consulter sa montre toutes les cinq minutes, et, les pieds sur les chenets, ouvrir Flaubert sur quelques lettres à Louise Colet. Quitte, dans une sorte de remord tardif, d’imaginer ce qu’ils ont bien pu dire de « leur actualité ».

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Je tente un petit jeu : deviner les sujets et les invités.
Pour les sujets, il y en a trois ou quatre, la Saint-Valentin, le froid avec une larme à l’œil sur l’augmentation du mazout, les applications du programme Di Rupo et les frasques de l’islamiste de l’ULB, empêchant Fourest de dérouler son speech sur l’extrême droite. Je pourrais y ajouter un cinquième et un sixième sur la politique de l’Europe et la prochaine annonce de la candidature de Sarko à sa propre succession, si je n’avais remarqué la difficulté pour MM. Maroy et Gadisseux, sans oublier Madame Dominique Demoulin, de sortir de la Belgique, ce qui requiert d’autres interlocuteurs que nos marchands des Quatre-saisons de la rue de la Loi.
Le pire des interlocuteurs Outre-quiévrain est quand même bien meilleur dans l’expression et la réflexion que nos hallucinés radoteurs. La comparaison est aussi terrible, entre le discours du plus médiocre politicien wallon et la plupart des soi-disant bilingues flamands. Dans le choix des genres et des temps, surtout les conditionnels, quant aux subjonctifs, n’en parlons pas, on les reconnaîtrait entre cent millions de francophones, battant même les Canadiens de dix longueurs (ces derniers n’étant inaudibles que par leur accent) !
Il reste à imaginer les invités de nos deux lascars et de notre dame de cour.
Ils sont tellement nombreux et cependant si peu variés, que le choix est difficile.
Pour écolo, Olivier Deleuze, Jean-Marc Nollet et Isabelle Durand. Ils ont un taux de participation aux débats très élevé. Il m’étonnerait qu’on ait pu passer le dimanche sans un ou l’autre « éolien-désatomiseur ». Le CDH a intégré Joëlle Milquet et Melchior Wathelet dans le circuit bruxellois de la langue bien pendue. Le PS est foisonnant de créatures sachant tout de tout, outre la madone de poche, Laurette Onkelinx, mon petit doigt me dit que Philippe Moureaux devrait être de corvée, si comme je le suppose, on met le sujet sur la table de l’hurluberlu tombeur de Fourest, étant entendu par tout le monde que son mariage mixte, confère au discours du bourgmestre de Molenbeek une tempérance supplémentaire sur l’Islam et ses supporters les plus outrés. Charles Michel, jaloux des prérogatives de la présidence, comme son prédécesseur pourrait se faire voir à l’une ou l’autre séquence, sinon la prestation de Sabine Laruelle serait requise. Son autorité en matière d’honneur aux classes moyennes pourrait la proclamer la dernière boulangiste libérale.
Sans doute me suis-je beaucoup trompé !
A la limite, peut-être même qu’aucune des éminences que j’ai traduites devant vos suffrages ne donnait pas la réplique ce dimanche !
Tant pis.
Mais ce dont je peux vous assurer, si comme moi, vous n’avez pas enclanché la chose qui encombre monstrueusement votre salle de séjour, vous n’avez rien perdu.

12 février 2012
Ça va péter !

Le vieux minet montois ne sent pas le vent qui décoiffe, pas encore. On grogne bien dans les rangs de la mouvance PS, ça patine même.
Le frémissement n’a lieu qu’en France, à l’occasion de l’élection présidentielle. Ici, il y a du mou dans la gâchette, le parti s’érode, comme c’est au profit des libéraux en Wallonie tout au moins, voilà qui est vraiment sans importance pour le populo.
A la veille d’annoncer au peuple qu’il se représente, Sarko vient de s’épancher dans la gazette de son pote Dassault, le Figaro.
Il veut faire sa campagne du premier tour sur les valeurs de la droite !
Là-dessus pas un mot de ce que les Français attendent d’un président à leur écoute : qu’il leur donne des solutions sur l’emploi, la retraite, la fiscalité. Les Français se fichent du mariage homo, du vote des étrangers, de l’exemplarité du ménage Angela-Nicolas.
A force de vouloir refaire le coup de Bush junior, réélu « miraculeusement », Sarko est trop attaché à siphonner les voix de Marine Le Pen, pour penser au référendum raté sur l’Europe et la récidive possible d’un « non » des Français, pour un deuxième mandat.
Si ça tourne mal, ça pétera d’abord en France.
Ici, on voit mal vieillir nos élites, sans plus.
Ils ont choisi le mot pudique de « marché » afin de cacher les créanciers, les usuriers et les marchands à 15 % d’intérêt, qui feraient désordre exposés au grand jour. Ils ne dirigent plus rien, ils subissent. Ils s’accrochent uniquement pour leur pognon et leur ego.
Est-ce un signe d’inquiétude ? Reynders a pris dix ans depuis qu’il n’est plus président. Son visage est bouffi : fatigue, ou cortisone ? Son surpoids est inquiétant.
Di Rupo, comme les vieilles douairières, garde un corps entretenu des eaux de Spa. Il est interdit de scruter le visage pour cause de délabrement. Sous les fards, de fines craquelures, malgré la pommade, donnent la sensation d’un dessèchement par le haut, avec une teinture de cheveux qui déteindrait facilement sur le col de chemise par temps de pluie.
Onkelinx fond sous les capelines, les mètres d’étoffe. A enlever les échasses et les rembourrages d’exhausse, il ne doit pas rester grand-chose. Malgré son transfert à Schaerbeek, ses deux sillons Sambre et Meuse s’approfondissent sur un visage qui la fait ressembler à Stan Laurel.
Rudy Demotte donne l’image d’un polichinelle poussé de la boîte de Pandore par un fort ressort. Il reste un des meilleurs acteurs du show politique : comment parvient-il à garder le temps qu’on l’interroge, le visage sincère d’Eric Woerth ? C’est un travail digne de Dujardin !
Ils vieillissent mal, croyez-vous que c’est par l’inquiétude de nous voir mal barrés, ou, sont-ils dans l’angoisse que les petites saloperies qu’ils nous destinent, finissent par nous faire sortir de nos gonds ?
Avec le petit aperçu que lui ont donné les pompiers, pour la ministre de l’intérieur, Joëlle Milquet a de quoi rater d’énervement l’œil dans le beurre, qu’elle trace de son Mascara au charbon de bois ! Est-ce illusion ? Il me semble que son nez rétrécit ! Ce doit être par l’effet de l’épaississement des joues… à moins, qu’une chirurgie esthétique se serait mal passée ? On se perd en conjectures que d’ici deux ans, on la confonde avec Anne-Marie Lizin !
Bref, nos artistes paraissent se déliter avec les circonstances, mais ce n’est pas la crainte de notre révolte, pas encore… Il faudra que nous comptions sur les Français, pour accélérer le processus.
Pourront-ils jamais comprendre ce qui a changé dans la structure des classes sociales, depuis le capitalisme industriel et le début des grandes inégalités : cette impitoyable vraie régression, qui fait que le citoyen à l’impression qu’il va falloir reprendre tout à zéro ?
Ainsi resurgit une inégalité violente, que l'on croyait reléguée au passé.
Et dire qu’on imaginait encore juste avant 2008, que la croissance et le développement économiques conduiraient à une société de plus en plus juste et méritocratique !
Ce qui a changé, c’est ce que nos élites feignent d’ignorer. L’inégalité d’accès aux études replonge les jeunes à la situation de l’entre-deux guerres. On voit émerger deux classes sociales : celle qui hérite et celle qui n'aura rien, ce qui promet des affrontements, peut-être demain, entre propriétaires et locataires, avant même qu’il soit question de vouloir rééquilibrer le capital et le travail.

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Le caractère « injuste » d’une situation d’héritage par rapport à une situation due uniquement au travail avait tendance à disparaître, les inégalités se seraient résumées à des rivalités salariales et professionnelles. Tout cela gommé, remis en question et sans espoir de changement, sauf par un chambardement que Di Rupo repousse de ses petites menottes.
Qu’importe, au vent de l’histoire, les marionnettes décrites plus haut et encore bien d’autres, n’auront plus bientôt, aucun intérêt !
Les mesures de nos chers menteurs vont accélérer le processus.
Les Français iront au charbon les premiers.
On le sait, ça pétera un jour.